Dans un contexte géopolitique incertain, le transport aérien évolue sous tension. Entre premiers signes de ralentissement et manque de visibilité, les acteurs de l’assistance en escale restent mobilisés et attentifs aux prévisions des compagnies aériennes, déterminantes pour les mois à venir.
Dans un contexte marqué par les tensions au Moyen-Orient, le transport aérien français fait face à un environnement incertain.
Si l’impact reste à ce stade difficile à quantifier avec précision sur le ciel français, plusieurs signaux témoignent d’un ralentissement.
Ainsi, la baisse des réservations observée ces dernières semaines dans le tourisme, jusqu’à -25 % sur certaines périodes, illustre l’attentisme des voyageurs.
Parallèlement, certaines régions du Moyen-Orient enregistrent une chute significative du trafic aérien, avec des niveaux divisés par deux et des reculs très marqués dans les grands hubs du Golfe.
Pour les acteurs de l’assistance en escale en France, la situation appelle avant tout à la vigilance.
Les prochains mois seront déterminants, en particulier à l’approche de la saison estivale.
Les opérateurs restent ainsi très attentifs aux prévisions des compagnies aériennes, qui conditionneront directement le niveau d’activité de la filière de l’assistance.
Avec un indicateur clé : le nombre de « touchées », c’est-à-dire le volume d’avions à traiter entre leur atterrissage et leur redécollage.
Mais pas seulement. En effet, cette possible baisse d’activité se double, dès aujourd’hui, d’un renchérissement des coûts énergétiques pour les assistants en escale.
En effet, un peu plus de la moitié de leurs équipements au sol (GSE) utilisent des carburants fossiles (GNR) ou décarbonés (HVO), carburants dont les prix subissent actuellement d’importantes augmentations.
Dans ce contexte, la capacité d’adaptation et la lecture fine des signaux du marché seront essentielles pour accompagner au mieux les évolutions à venir.