La généralisation du système européen de contrôle aux frontières EES (Entry-Exit System), qui automatise l’enregistrement biométrique des voyageurs non européens dans l’espace Schengen, pourrait être décalée. Alors que le passage à 100 % était envisagé au printemps, la montée en puissance actuelle du dispositif reste marquée par des difficultés techniques.

Les aéroports et compagnies, notamment l’association des aéroports européens ACI Europe et la Fédération Nationale des Métiers de l’Aviation (FNAM), alertent sur le risque d’allongement significatif des temps d’attente aux frontières.

En France, les kiosques de pré-enregistrement fournis par Thales sont toujours en phase de tests, limitant la fluidité attendue. Plusieurs États envisagent ainsi une prolongation de la période transitoire afin d’éviter toute saturation à l’approche de la haute saison.

Anticiper pour éviter le chaos opérationnel

Si la CSAE n’est pas directement impliquée dans le déploiement technique, les retours du terrain sont clairs : en cas de dysfonctionnements, les assistants en escale seront en première ligne. Information des passagers, gestion des files d’attente et des flux, coordination avec les autorités et les compagnies, les impacts pourraient être nombreux et avec des effets immédiats sur l’expérience passager et la ponctualité.

La position de la CSAE est sans ambiguïté : accorder un délai supplémentaire pour permettre aux acteurs concernés de fiabiliser pleinement le système avant sa généralisation.

Améliorer le passage aux des frontières est un objectif partagé mais cela doit s’appuyer sur des outils et des process opérationnels fiables, afin de garantir fluidité, qualité de service et performance des plateformes.

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