Le 12 février 2026 s’est tenue la troisième réunion du groupe de travail consacré aux incivilités visant les personnels au sol des aéroports. Au programme : la présentation des premiers chiffres du registre national lancé avec la DGAC et un échange sur des actions menées sur le terrain.

Trois zones concentrent l’essentiel des incidents

D’après les premières données transmises par les acteurs concernés (assistants en escale, entreprises de sûreté, aéroports), la majorité des incidents recensés s’est déroulée dans trois zones :

  • Les points de contrôle de sûreté des passagers et des bagages : 44,5 %
  • Les zones d’embarquement : 34 %
  • Les comptoirs d’enregistrement : 16 %

Toujours d’après les premières données transmises, même si une grande majorité des incidents a été catégorisée comme des comportements « perturbateurs » (sans agressions verbales ni physiques ni mises en danger), la moitié des incivilités a donné lieu à l’intervention de la Police aux frontières (PAF).

Ces premières données restent à fiabiliser avec l’ensemble des acteurs et à consolider sur une période plus longue.

Prévenir et accompagner : le retour d’expérience d’Alyzia

Lors de la même réunion, un de nos adhérents, Alyzia, a présenté les actions de prévention et de formation menées par ses équipes pour une meilleure gestion de ses situations critiques :

  • Formations dédiées pour préparer les agents aux situations sensibles ;
  • Diffusion de bonnes pratiques opérationnelles ;
  • Procédures spécifiques à suivre pour le traitement des incivilités ;
  • Accompagnement renforcé des agents confrontés à ces situations.

Autant d’initiatives qui soulignent l’importance de la préparation et du soutien des équipes en première ligne.

Air France : structurer la gestion des passagers perturbateurs

Toujours pour nourrir la réflexion du groupe de travail, la compagnie Air France a quant à elle détaillé quelques mesures prises envers les passagers perturbateurs.

En complément de son système de blacklist, opérationnel depuis 2017, la compagnie a ainsi déployé un plan de formation sur trois ans. Un système de déclaration centralisé permet également aux managers de proximité de signaler plus facilement les incidents.

Des avancées concrètes, des chantiers encore ouverts

Les échanges du groupe de travail confirment une forte convergence entre les acteurs du secteur : la prévention, la formation, l’aménagement des espaces et une meilleure coordination apparaissent comme des leviers essentiels.

Si les actions se mettent en place, les enjeux pour les prochains mois restent nombreux :

  • Fiabiliser et généraliser la récolte des incidents ;
  • Diffuser et harmoniser les bonnes pratiques à l’ensemble des acteurs du secteur ;
  • Poursuivre la réflexion réglementaire sur les sanctions applicables au sol.

Autant de pistes qui permettront de renforcer la protection et le bien-être au travail des professionnels de l’assistance en escale comme la sécurité de l’ensemble des passagers et la fiabilité des vols.

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